Vous voulez faire de votre enfant un adulte en bonne santé ? Nourrissez-le sainement
L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du médicamenteur.
cuisine saine pour des enfants sains
pdiatrie      Alimentation industrielle ?
Voici une mise en bouche;
     enfant sant

produits sains pour les enfants  A ne pas manquer

Retour
La vache qui tousse… dans nos assiettes !
Auteur: Le Canard Enchainé
Mercredi - Octobre 25, 2017 3:40 pm
La vache qui tousse… dans nos assiettes !
Depuis plus de tren­te ans, en France, per­sonne n'a attrapé la tu­berculose en mangeant du bœuf. » Pourquoi cette étrange confidence d'un responsable de la Direction gé­nérale de l'alimentation (DGAL) au « Canard » ?
Parce que, chaque année, plus de 8 000 vaches diagnos­tiquées positives à la tuberculose bo­vine finissent en barquettes dans les rayons des supermarchés !
De la bidoche refourguée au consommateur, ni vu ni connu.
Pas de panique, donc : cette curieuse et discrète pratique est autorisée par les autorités sani­taires au motif que, une fois débar­rassée des organes les plus infectés, la carcasse de l'animal est certifiée sans danger pour l'homme.
Les vaches laitières, en revanche, ne sont pas totalement inoffensives. Régulièrement, quelques buveurs de lait cru (non pasteurisé) tombent ma­lades.
Et, même si les cas de trans­mission de la vache à l'homme sont beaucoup plus rares que jadis, ils touchent encore chaque année une cinquantaine de malchanceux, sur­tout des éleveurs ou des vétos en contact avec le bétail. Assurément, le risque n'est pas nul.
La bande à bacille
Depuis quinze ans, le ministère de l'Agriculture a, toutefois, pris le tau­reau par les cornes pour juguler la maladie et, ce faisant, conserver le droit d'exporter chaque année plus de 800 000 veaux sur pattes en Italie.
Désormais, dans les zones à ris­ques, les bovins sont systématique­ment dépistés, et les suspects expé­diés illico à l'abattoir... où ils n'en deviennent pas moins de la viande consommable.
A certaines réserves près : après sa mort, l'animal est exa­miné par un inspecteur vétérinaire, qui fait détruire les reins ou le foie s'ils lui paraissent touchés par le ba­cille de Koch.
Et voilà comment, sans le savoir, le consommateur avale chaque année plus de 3 000 tonnes de bidoche issue de bêtes tuberculeuses, générale­ment contaminées, dans les prés, par des blaireaux. Viande à laquelle s'ajoute du bœuf britannique.
Nos voisins d'outre-Manche ayant pris l'habitude d'écouler chez nous une partie de leurs carcasses contami­nées.
Pourquoi se gêner ?
En France, rien n'oblige à préciser les raisons de l'abattage sur l'étiquette.
 
L'effet bœuf des soldes
A cette curieuse histoire de mi­crobes s'ajoute une affaire de gros sous. Les principaux industriels de la bidoche en profitent pour multi­plier leur marge. Au motif que l'éle­veur se fait indemniser par l'Etat pour ses bêtes tuberculeuses abat­tues, les gros négociants lui imposent des prix au rabais. Les factures que « Le Canard » a collectées auprès de plusieurs élevages montrent que le kilo de carcasse, habituellement payé 3,50 euros, peut tomber à 1,50 euro.
Le prix affiché au rayon boucherie des supermarchés, lui, ne bouge pas. Le plus savoureux, c'est que cette barbaque est vendue en barquettes « premier choix ». La quasi-totalité des bovins exécutés pour cause de tuberculose sont, en effet, des races à viande, proposées plus cher en rayon que la vulgaire vache de ré­forme (onze ans de services laitiers).
« Les industriels de la viande pro­fitent du malheur des éleveurs pour gagner encore plus d'argent, s'insurge Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne. Ils utilisent les indemnisations versées par l'Etat pour tirer encore un peu plus vers le bas les prix du marché. » En 2015, la DGAL a déboursé 8,2 millions d'euros ; sur dix ans, c'est près de 100 millions d'argent public qui a été dépensé.
Un sketch de Bigard
D'après les documents récupérés par « Le Canard » auprès du minis­tère de l'Agriculture, un quart de cette jolie somme correspond à des animaux rachetés à prix cassé par le groupe Bigard, qui les débite sous les marques Bigard, Charal et Socopa.
Cette aubaine n'est qu'une goutte d'eau par rapport aux 4,3 mil­liards d'euros de chiffre d'affaires du roi de la viande. Mais, pour un in­dustriel déjà accusé de mettre les éleveurs sur la paille en leur ache­tant la viande à vil prix, la pratique fait désordre.
On comprend mieux pourquoi, il y a un mois, Maxence Bigard (l'hé­ritier) a envoyé bouler les députés de la commission des Affaires écono­miques de l'Assemblée nationale. Ces malpolis voulaient savoir pourquoi le champion français de la barbaque, qui abat et transforme 44 % des bo­vins que nous consommons, refusait de publier ses comptes...
Sollicité par « Le Canard », le pédégé, Jean-Paul Bigard - 300e for­tune de France, s'est mis aux abon­nés absents.
Il n'avait sans doute pas envie de tailler une bavette...
Jérôme Canard
 

A la sauce de Bruxelles
A première vue, voilà un rè­glement européen dont les ama­teurs de viande peuvent se régaler.
En 2004, Bruxelles réglait ainsi le sort du bétail détecté, en abattoir, porteur de la tuberculose bovine : « Toute viande provenant d'animaux pour lesquels une inspection post mortem a révélé la présence de lésions tu­berculeuses localisées dans un certain nombre d'organes ou dans un certain nombre de zones de la carcasse doit être déclarée impropre à la consom­mation humaine. »
 Bravo ! Sauf que le paragraphe suivant explique l'in­verse : « Lorsqu'une lésion tubercu­leuse a été retrouvée dans les gan­glions lymphatiques d'un seul organe ou partie de la carcasse, seuls l'organe ou la partie de la carcasse affectés doi­vent être déclarés impropres à la consommation humaine. »
En clair, tout le reste peut être commercialisé...
 
Aucun commentaire
Laissez un commentaire
* Nom
* Email (ne sera pas publié)
*
* Entrez le code de vérification
Indiquez le nom de la capitale française en minuscule pour prouver que nous n avons pas à faire à un robot
*
* - Champs requis
 

phytothrapie Avant de vous jeter dans les comptes des médicamenteurs voyez ceci et d'autres alternatives: Phytothérapie

Aujourd’hui se côtoient deux Bio;
le BIO Biologique et de plus en plus le bio qui lui n’est autre que de la Bouffe Industrielle Opportune

cuisine saine pour avoir des enfants sains
Accueil Enfant durable

Une très belle réussite de Bio collective à voir