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Lait infantile : les contrôleurs étaient aveugles
Auteur: Le Canard Enchainé
Mercredi - Janvier 3, 2018 12:54 pm
Lait infantile : les contrôleurs étaient aveugles
L'inspection sanitaire n'avait rien vu.
C'était en sep­tembre dernier, trois mois avant qu'éclate l'affaire des laits in­fantiles Lactalis contaminés à la sal­monelle. L'usine de la Mayenne in­criminée avait fait l'objet d'une descente de routine de la Direction départementale de la cohésion so­ciale et de la protection des popula­tions (DDCSPP). D'après ces inspec­teurs vétérinaires rattachés au ministère de l'Agriculture, le site de Celia Craon était blanc comme lait, ce qu'ils ont bien pris soin de consi­gner dans leur rapport.
« Comment les contrôleurs s'y sont-ils pris pour ne détecter en septembre aucune salmonelle, alors que Von sait aujourd'hui, après enquête, que l’usine était infectée depuis février, au moins ? » s'étrangle un expert en sécurité sanitaire des aliments. Il s'agissait sans doute d'un contrôle à l'aveugle ! Au mois d'août, pourtant, Lactalis Nutrition Santé avait repéré des salmonelles sur du matériel de nettoyage et sur les carrelages. Et rebelote en novembre, deux mois après le compte rendu rassurant des vétérinaires de la Mayenne !
 
Poudre aux yeux
Lorsque, le 1er décembre, le minis­tère de la Santé sonne le tocsin, à la suite de la découverte d'un nombre inhabituel de salmonelloses chez des nourrissons ayant consommé du lait Lactalis, les pouvoirs publics igno­rent qu'à deux reprises des salmonelles ont été repérées dans les ins­tallations.
Le numéro 1 mondial des produits laitiers n'ayant pas l'obligation de communiquer sur ses contrôles in­ternes, il s'est bien gardé d'ébruiter l'affaire... Le groupe d'enquête na­tionale des Fraudes qui, le 2 dé­cembre, débarque en Mayenne va alors de surprise en surprise. Quand les agents de Bercy découvrent l'exis­tence du rapport de leurs collègues vétérinaires, ces derniers se font tirer l'oreille pour le leur remettre : selon eux, il est introuvable. Très vite, les enquêteurs notent que l'une des deux colonnes de séchage, où le lait liquide est transformé en poudre, est plom­bée par les salmonelles.
C'est ce rassurant constat qui conduit, le 10 décembre, au retrait d'une partie des laits infantiles pro­duits depuis le mois de février dans ladite colonne. Au terme d'une passe d'armes entre le ministre de l'Eco­nomie, Bruno Le Maire, et le patron de Lactalis, Emmanuel Besnier, ce dernier tente de négocier la période de retrait.
Peine perdue, Le Maire se fend d'un communiqué, avec cet aigre commentaire : « Les mesures prises par l'entreprise n'étaient pas de na­ture à maîtriser le risque de conta­mination de produits destinés à l'ali­mentation d'enfants en bas âge. »
Interrogé par « Le Canard », l'in­dustriel a prudemment refusé de faire entendre sa douce voix lactée. Il est vrai que le groupe joue gros : si l'usine de Celia Craon pèse peu dans ses 18 milliards d'euros de chiffre d'affaires, elle fait tout de même son beurre. Le lait infantile est, avec les céréales pour bébés, l'un des produits générant la plus grosse marge.
 
Une crème de préfet
Le 9 décembre, le préfet de la Ma­yenne signe un arrêté - qu'il mettra vingt jours à rendre public - ordon­nant une fermeture partielle de l'usine. La fabrication des laits pour nourrissons est bloquée. Mais... pas celle des boîtes de céréales.
« On laisse fonctionner l'usine tout en sachant qu'elle est en grande par­tie contaminée, s'insurge Quentin Guillemain, président d'une associa­tion de victimes. C'est d'autant moins compréhensible que Lactalis, le 21 dé­cembre, a de lui-même étendu le rap­pel de ses produits laitiers à certaines céréales pour enfants fabriquées sur place ! »
La plainte déposée par ce père de famille contre Lactalis a déclenché, le 26 décembre, une enquête préli­minaire du parquet de Paris pour « mise en danger de la vie d'autrui », « tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine » et « inexé­cution d'une procédure de retrait ou de rappel d'un produit » préjudiciable à la santé.
 
C'est la tempête dans les biberons !
Christophe Labbé
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